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Olga et son fils, réfugiés Ukrainiens à Niort, vivent encore au rythme de la guerre

  • solidaritedeuxsevr
  • Mar 31, 2022
  • 3 min read

Updated: Apr 5, 2022

Plusieurs réfugiés Ukrainiens sont déjà arrivés à Niort. Entre l’évolution du conflit et un équilibre de vie compliqué à retrouver, la vie de réfugié n’a rien de simple pour Olga et son fils. C’est difficile de refuser quelque chose à un enfant, d’autant plus quand il vient de fuir un conflit armé avec sa mère pour trouver refuge dans un pays dont il ne connaît pas grand-chose. Alors on s’y plie. Oui, en Ukraine, des enfants sont nés dans les abris antiaériens dans lesquels la population a trouvé refuge pour se protéger des bombes russes.

Les images ont marqué Serafim, un petit de dix ans, aux cheveux aussi blonds que le blé ukrainien et arborant déjà fièrement son sourire franc dans les rues de Niort, où il est arrivé le 5 mars. Il tenait à en parler, vu qu’il a lui aussi vécu ces moments de peur dans la banlieue de Kyiv, où il résidait avec sa mère, quand les sirènes retentissent et que la solution est de se terrer.

À l’abri des bombes« On s’est caché pendant cinq jours dans la cave d’un voisin. Je n’ai pas vraiment les mots pour décrire la terreur d’un bombardement », frissonne encore Olga Annenko, la mère, qui sursautait encore à certains bruits entendus dans la rue en arrivant ici. Hébergés dans une maison mise à disposition par la société dans laquelle travaille l’ami qui leur a proposé de venir se réfugier dans les Deux-Sèvres, leur quotidien est encore rythmé par les avions de Poutine.

Le téléphone d’Olga sonne à chaque fois qu’on signale des avions dans le ciel de la capitale ukrainienne, où sa mère est encore, attendant de sortir. Celui de Serafim lui sert à « écrire tous les jours à mon père », réquisitionné pour la défense du pays. Sans parler d’une belle-sœur retenue sur place parce qu’elle travaille dans la firme qui s’occupe de la sécurité des centrales nucléaires, objets de beaucoup d’inquiétudes ces temps-ci. D’ailleurs, le nucléaire, on connaît bien dans la famille, peut-être trop même. « C’est la deuxième fois que je vis une évacuation en fait, livre une Olga dépitée. J’avais sept ans en 1986, au moment de Tchernobyl. Et on habitait Pripyat. » À trois kilomètres de la centrale qui a explosé. Née dans le Donbass, la région de l’ouest où des combats font rage depuis des années entre séparatistes armés par Moscou et forces ukrainiennes, elle a une bonne vision des « relations qui ont toujours été difficiles avec le voisin russe, depuis l’indépendance », en 1991. Et connaît le risque.

De la création au milieu du chaos« Poutine ne s’arrêtera pas avant que quelqu’un ne l’arrête », prophétise celle qui est devenue au fil du temps écrivaine et metteuse en scène pour le théâtre. Avec son expérience toute récente de réfugiée – où elle a connu les trains bondés, « les files de sept kilomètres de long pour entrer en Pologne », les voitures de civils qui se font tirer dessus, puis finalement le passage en Slovaquie –, le sujet de sa prochaine œuvre est tout trouvé. « Je recueille des témoignages de réfugiés et je note tout ce qu’il se passe pour en faire une pièce. »

Un quotidien lourd duquel réussit à s’extraire un peu Serafim, à l’école depuis le 7 mars. « Je me suis fait de nouveaux amis », qui l’aideront sûrement dans l’apprentissage du français, sur lequel il planche sérieusement





 
 
 

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